La vie et le travail.

Ce site est en construction, j'essaye d'y remplir petit à petit le passé tout en y racontant le présent.

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12.01

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Quand je suis rentrée des vacances, j’avais un petit colis dans ma boîte aux lettres.

Dedans, il y avait une grenouille en caoutchouc, un exemplaire de Bois froid d’Anaël Castelein, trois exemplaire de PNJ, le dernier fanzine des éditions Ni Fait ni à faire et un coloriage de dinosaure avec des strass derrière lequel Anaël m’avait écrit un petit mot.

Je me suis directement fait confisquer la grenouille en caoutchouc par I., qui l’a mise dans son lit pour dormir avec.

J’ai accroché le coloriage de dinosaure sur mon frigo. J’ai rangé les trois exemplaires de PNJ dans ma bibliothèqe de “productions personnelles” parce que dedans j’ai écrit le texte sur le président des PNJ. Il y aussi des textes d’Adrien Lafille, d’Ines Dobelle et d’Anaël, une discussion fictive entre nous quatre générée par IA et d’autres surprise autour des PNJ. Le fanzine est simple et beau et m’a émue parce que j’ai imaginé Anaël qui le fabriquait depuis le début jusqu’à la fin, que derrière le dinosaure il me dit qu’il a aimé le fabriquer, qu’il n’a eu besoin de personne d’autre pour le faire et que ça faisait longtemps qu’un de mes textes n’était pas apparu sur le papier de quelqu’un d’autre.

J’ai lu Bois froid qui commence par :

le paysage est plein de croûtes je les gratte une à une1

et qui à un moment dit :

je tire sur mes joues
elles s’allongent comme des
feuilles de chou
je mets mes feuilles de joue rouge dans
le bouillon de poule qui frémit
comme mon petit pull rouge
frémit sous mon chou
à la peau rouge de feuilles de joue rouge
dans mon bouillon de pouls
mon pouls au pot
tout ça me serre
le pouls le chou les joues le pull
les mots
peut-être qu’on se serre
autour2

et que j’ai beaucoup aimé lire, j’aime beaucoup lire ce qu’écrit Anaël, parce que ça me fait souvent rire en me rendant des fois triste et heureuse et soulagée que quelqu’un ait écrit ça quelque part. Bois froid avait en tout cas le goût d’une soupe mangée dans un bol en bois avec des petites bulles de gras sur le dessus de la soupe.

Jusqu’ici aucun éditeur ne m’avait envoyé de si beau colis pour accomapgner mes livres, avec une grenouille en caoutchouc et un coloriage de dinosaure avec des strass et des mots qui disent qu’il a aimé fabriqué ce fanzine depuis le début jusqu’à la fin.

  1. Bois froid, Anaël Castelein, Le Buvard, “Second Souffle”, 2025, p.9 

  2. Ibid., p.39 

2025

28.1

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Il y a au moins deux semaines (peut-être trois), j’ai mis en ligne la base de données d’∞-lectures. J’ai appelé ça comme ça pour l’instant, c’est un vieux titre qui traîne. Il a tellement traîné que je ne trouve rien de différent à utiliser maintenant.

Je n’ai même pas parlé de la mise en ligne ici. Je n’ai pas beaucoup parlé ici, alors que c’est le mois où j’ai le plus travaillé à quelque chose qui se rapproche de mon activité artistique telle qu’elle s’identifie depuis mon diplôme.

Cette base de données, c’est pourtant quelque chose d’assez important pour moi. D’abord, c’est un gros projet en tant que projet de développement web. C’est une épaisse base de données avec un système complet d’insertion, de modification et de suppression de pas mal de tables différentes. Bref, c’est un projet qui pèse dans mon expérience de développeuse.

C’est aussi une pièce qui complète une série d’installations qui a commencé en 2010 (voire en 2008 si je compte le début des carnets). C’est avec ces pièces que j’ai passé mon diplôme il y a bien longtemps, en 2012. Vu le temps depuis lequel tout ça dure, c’est que ça doit quand même me travailler un minimum et faire partie de mon système de réflexion et de pensée.

Enfin, c’est une forme à laquelle j’ai commencé à penser il y a tellement longtemps que je ne peux plus la dater (2015 ? 2014 ? Peut-être avant). J’ai d’abord été limitée par mes capacités techniques, puis contrainte par mon manque de temps, et enfin embourbée dans des formes trop complexes et ambitieuses pour le bien de leur lisibilité.

Il en existe plein de versions abandonnées dans des fichiers obscurs de mon ordinateur ou dans des dossiers archives sur mon serveur.

Je suis très contente qu’enfin, celle-ci voit le jour aujourd’hui.

Il me reste encore à la remplir. J’y ai pour l’instant recopié le contenu de 2 carnets (sur 11). C’est assez agréable de n’avoir plus qu’un travail de dactylographie à effectuer sur un outil qui roule (sans bug et parfaitement adapté à l’usage dont j’ai besoin).

Il faut maintenant que je fasse un article plus technique sur mon portfolio web, mais pas aujourd’hui.

Et puis je remets le lien là parce que c’est quand même la fête, que ce truc existe enfin.

2.07

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J’ai enfin fini de re-remplir Pour l’instant, c’est provisoire avec ce qu’il contenait à l’époque (jusqu’en 2017).

Le site est maintenant statique et j’ai définitivement supprimé toute trace de sa version Wordpress tellement lente et lourde.

J’étais contente de retrouver beaucoup de ressources que j’avais collectées là et qui habitaient ma recherche. J’avais récolté ces ressources pendant toute l’écriture de La Nuit sera belle mais bien avant aussi, quand j’étais encore aux Beaux-Arts et que certains mots comme agencement, rhizome, cheminement ou quête m’obsédaient déjà.

Il y a aussi toute la partie “Ici” du site qui regroupe des formes satellites, plastiques ou écrites, que j’ai produites pendant l’écriture du roman ou en amont. Il y a plusieurs textes que je n’assume plus trop mais par tentative d’honnêteté intellectuelle, j’ai essayé de les remettre tous, sauf un ou deux qui étaient vraiment trop nazes pour être encore lus par d’autres.

C’était une des dernières choses que je devais finir avant qu’il ne me reste plus que des gros chantiers. Maintenant il faut trouver la confiance de se lancer.

Et sinon, disclaimer : Le premier chapitre de Miami = Paradis de Quentin est publié aujourd’hui ici.

27.03

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Toute cette flotte raconte l’édition 2024 du festival de performance Setu.

Il vient d’être publié sur le site du festival.

J’ai adoré toutes les étapes de ce travail, le festival d’abord, l’ambiance et les performances, participer de manière presqu’invisible, prendre des notes sur mon très petit carnet, et les redéployer ensuite, performance après performance, pour en faire un récit.

J’espère que ceratines de ces phrases pourront être utiles aux artistes, ou au moins leur faire plaisir.

Merci à la team Setu pour l’invitation et la confiance qu’iels m’ont accordée !

2024

2.02

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Le dernier épisode de mon feuilleton Feux Souterrains paraît sur Hors-Sol, ici. Il s’intitule Finsih Him.

Comme pour les autres, j’ai fait une superbe vignette pour Instagram. Je ne l’ai jamais publiée. Elle est là.

Finish Him Feat. Sub Zero de Mortal Kombat

18.01

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Le sixième et avant-dernier épisode de mon feuilleton Feux Souterrains paraît sur Hors-Sol. Il s’intitule Centralia.

Centralia, c’est entre autres la ville qui a inspiré le film qui s’est inspiré des jeux vidéos Silent Hill.

Centralia

3.01

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Le cinqiuème épisode de mon feuilleton Feux Souterrains paraît sur Hors-Sol.

Il s’intitule Le Barbecue.

Un barbecue

2023

14.12

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Le quatrième épisode de mon feuilleton Feux Souterrains paraît sur Hors-Sol.

Il s’intitule La Montagne qui brûle.

Tout ce qui est raconté dedans est vrai. Ou en tout cas tout ce qui est raconté dedans n’a pas été inventé par moi.

Un eucalytpus

30.11

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Le troisième épisode de mon feuilleton Feux Souterrains paraît sur Hors-Sol.

Il s’intitule La Marche.

Un femme qui porte un chapeau de sorcière

16.11

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Le deuxième épisode de mon feuilleton Feux Souterrains paraît sur Hors-Sol.

Il s’intitule La Porte de l’Enfer.

Georges Kourounis

2.11

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Benoît Vincent m’a très gentiment invitée à écrire pour sa revue en ligne Hors-Sol.

Il m’a proposé d’écrire un Météore (un texte court autonome), un feuilleton ou de contribuer au dossier à venir sur le thème de la guerre.

J’ai choisi le feuilleton. Je ne sais pas pourquoi. Je me suis dit que j’étais cap. J’ai été cap. Mais ça m’a pris beaucoup plus de temps que ce que je ne pensais.

Ça faisait longtemps que j’avais envie de suivre l’avancée d’un feu de tourbe souterrain. C’est mon père qui m’en a parlé pour la première fois alors qu’on était assis sur une pierre dans les Alpes et qu’un orage se préparait. Je l’accompagnais pour pendant qu’il préparait un séminaire sur place avec d’autres géologues, sur les turbidites autour d’Annot. On est vite redescendus et mon père m’a dit qu’il y avait des feux cachés qui brûlaient pendant des siècles et parcouraient des kilomètres.

Finalement on suit beaucoup plus qu’un seul feu dans ce feuilleton qui s’appelle Feux Souterrains. Le premier épisode paraît le 2 novembre 2023 ici.

Il s’intitule La Foudre.

Un genévrier

2.09

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Mon album jeunesse Les Bêtes Sauvages grandissent la nuit paraît au Seuil Jeunesse. Il est illustré par Marine Schneider.

Je n’en reviens pas que ce texte ait fait tout ce chemin pour en arriver jusque-là. C’est bien sûr complètement grâce au travail de Laura qui l’a défendu bec et ongle.

la couverture de l'album Les Bêtes sauvages grandissent la nuit

2021

15.05

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Parce que la saison 02 de Poésie Maxi est finie et que la revue va se payer un petit voyage à la capitale, on a réalisé un maxi coffret de poésie qui rassemble les 8 numéros des 2 premières saisons de Poésie Maxi.

Poésie Maxi Complète est présente lors de l’exposition Blackscreen_Issues_Sleeping_Displays de Carine Klonowski à Glassbox, du 20 mai au 04 juin 2021 à Glassbox

Photo de Poésie Maxi Complète

01.05

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Nous expédions le huitième numéro de Poésie Maxi, Poésie Maxi Moléculaire, avec Lou Berave, Mathis Berchery, Valentin Godard et Julien Posture.

01.04

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Nous expédions le septième numéro de Poésie Maxi, Poésie Maxi Ectoplasmique, avec Baptiste Fertillet, Quentin Jeulin, Laurent Beltzung et Carin Klonowski.

10.10

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La saison 02 de Poésie Maxi est lancée ! Elle démarre dès cette semaine avec l’expédition du #05, Poésie Maxi Ebouriffante, feat. Izypt, Olivier el Khoury & Jerom Gérard, Quentin Leclerc et Stéphanie Vivier.

Photo de Poésie Maxi Ebouriffante

10.08

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La Saison 01 s’est achevée en juillet et nous sommes très heureuses d’avoir pu publier ces quatre premiers numéros :

Les quatre premiers numéros de Poésie MaxiPhoto : Charlotte Beltzung

La suite en septembre avec le #05, Poésie Maxi Ébouriffante !

01.07

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Nous expédions le quatrième numéro de Poésie Maxi, Poésie Maxi Limoneuse, avec Leo Gouhier, Ava Naba, Peter Selmer et moi-même.

01.06

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Nous expédions le troisième numéro de Poésie Maxi, Poésie Maxi Moelleuse, avec Louise Aleksiejew, Charlotte Beltzung et Nicolas Courgeon Noël.

01.05

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Nous expédions le deuxième numéro de Poésie Maxi, Poésie Maxi Dégueulasse, avec Isidore Datsinov et Remedios Fargeat, Juliette Magin, Lucas Sibiril et Eugénie Zély.

Photo de Poésie Maxi Dégueulasse

01.02

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Avec Charlotte, on décide de monter une revue de Poésie. Nous invitons 4 à cinq artistes par numéro. La revue tient sur un A3, plié pour être directement expédié sans enveloppe. Le thème de chaque numéro est un adjectif.

En février, le premier numéro de Poésie Maxi est envoyé. Il s’appelle Maxi Rougeâtre et on y retrouve des textes d’Alix Desaubliaux, de Léo Hébert, de Marie-Laure Gucciardi, d’Isidore Datsinov & de Remedios Fargeat.

Photo de Poésie Maxi Rougeâtre

2019

2019

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Le studio Courte Échelle vient de publier un nouveau Corner Poster, Un coin de ciel bleu, réalisé par Alexandra Lafitte Cavalle !

Poster de coin représentant un ciel bleu

1.03

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J’écris Que reste-t-il après le départ de la grande pêche pour l’exposition Whatever happens to mars à Ut Pictura Poesis.

Que reste-t-il après le départ de la grande pêche est un recueil de fragments qui essayent de retrouver les traces laissées à terre une fois que le bateau pour la grande pêche est parti et qu’il ne reste plus que l’attente du retour.

Editions de la grande pêche

Editions de la grande pêche

1.03

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J’écris Un dimanche pour l’exposition Whatever happens to mars à Ut Pictura Poesis.

Un dimanche est un poème dans lequel il ne se passe rien, comme tous les dimanches. Imprimé en 7 exemplaires, comme les jours de la semaine.

Editions de un dimanche

Editions de un dimanche

2018

2018

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Il arrive souvent que j’aie des idées qui ne sont pas pour moi.

J’ai pensé que ce serait drôle de faire des posters à mettre dans les coins. Je me suis dit que ce serait drôle, mais que je n’avais aucune idée de ce qu’on pourrait mettre sur ces posters. Je me suis dit que François et Alex, eux, sauraient. Ils tiennent le Studio Courte Échelle, qui est une maison d’édition située au Havre, et qui remet souvent en question la forme classique des livres et des objets imprimés.

Je leur ai donné l’idée parce qu’ils en prendraient beaucoup mieux soin que moi.

Et voilà, le Studio Courte Échelle vient de publier le premier Corner Poster, Un coin qui me rappelle, par François Belsoeur. Il est trop beau.

Poster de coin représentant un papier peint

2017

1.04

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La Nuit sera belle est publié chez Actes Sud. Couverture de La Nuit sera belle

2013

30.09

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Durant toute l’année 2013, je teste de nouvelle manière de catégoriser / sélectionner / agencer / lister les lectures suivant la synesthésie qui les singularise dans mon esprit.

La tentative la plus fructueuse est peut-être Noir Onyx – Blanc Ivoire, un leporello qui reprend la présentation des échantillons de couleurs de peinture murale.

C’est un top 32 personnel de littérature, résumé par souvenir synesthésique, à emmener chez son libraire pour pouvoir y choisir ses livres comme son papier-peint.